Vous aurez sans doute appris avec soulagement cette semaine la prise de position de Christine Fréchette en faveur du retour du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pour deux ans, si elle devient première ministre au terme de la course à la chefferie de son parti. C’est une nouvelle importante pour notre communauté étudiante, professorale, chargée de cours et employée. La mobilisation de nombreuses parties prenantes pour l’introduction d’une clause grand-père aura porté fruit. Reste bien sûr à convaincre toutes les aspirantes et tous les aspirants au poste de premier ministre dans ce parti et dans les autres.
Le PEQ est un programme visionnaire. Dans ma vie précédente de recteur à l’Université du Luxembourg, j’avais un jour mentionné au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche que le pays aurait tout à gagner à remettre lors des collations des grades, en plus des diplômes, l’équivalent d’un certificat de résidence permanente. L’Université forme et transmet des valeurs, celles du pays. L’Université est un outil d’intégration d’une force inégalée. Elle est aussi la porte d’entrée des plus grands cerveaux.
Le ministre a trouvé l’idée intéressante, mais elle ne s’est jamais concrétisée. À mon retour au Québec en 2023, j’ai découvert que cette idée avait été mise en œuvre par une société, celle du Québec. C’est en parlant à la ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration de l’époque, une certaine Christine Fréchette, que j’ai appris la chose. Je lui ai fait part de mon idée, que je croyais géniale. Elle m’a dit simplement : « Mais nous avons le PEQ ».
De fait, le Québec avait mis en place le Programme de l’expérience québécoise, un programme vraiment révolutionnaire. Il permettait aux étudiantes et étudiants internationaux diplômés d’une université québécoise l’accès accéléré à la résidence permanente, de même qu’aux personnes issues de l’international ayant travaillé au Québec pendant deux ans au cours des trois dernières années.
Rien d’automatique, rien d’obligé, mais un geste important, un message: « Le Québec souhaite que vous restiez ». La réactivation de ce programme est vraiment souhaitable et souhaitée.
Pour une école libre au Québec
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
jeudi 12 février 2026
Le recteur de l'UQAM évoque dans un communiqué l'accès accéléré à la résidence permanente pour tous les diplômés d'une université québécoise
Québec — Son refus de se soumettre à un mensonge du « genre » lui coûte son emploi
Parmi ses 14 cours se trouvait une phrase faisant la promotion de l'idéologie du genre et qui n'avait rien à voir avec la matière à enseigner. Son refus de l'enseigner et de participer au mensonge lui a coûté son emploi.
Il dénonce une mentalité qui s'est établie peu à peu au Québec où les établissements publics et scientifiques se sont transformés en institutions idéologiques, soulignant que la complicité et la conformité au mensonge, d'une part, et sa récompense, de l'autre, font dériver la société dans un totalitarisme idéologique.
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La Croisade du maire de Québec pour changer sa ville trop québécoise, trop conservatrice
[...] La ville de Québec, sous Bruno Marchand (ci-contre), a réduit à la fois la fréquence de la collecte des déchets et la vitesse du déneigement en cas de tempête. Ça n’a pas empêché les taxes municipales d’augmenter, ni l’apparition d’une étrange taxe de 12 $ imposée à tous les propriétaires de chats, soi-disant pour compenser les externalités de leur animal de compagnie. Notons également, en pleine saison des fêtes, l’interdiction de faire des feux de foyer que la municipalité a voulu faire respecter en traquant les récalcitrants au moyen de caméras thermiques en pleine semaine de Noël.
On citera la risible offensive « équité, diversité et inclusion » lancée par la ville depuis 2021. À coup de publicités à la télévision et dans les autobus, on invite les résidents à consulter un site Web afin de « s’éduquer », afin d’être plus ouverts à l’endroit des immigrants, truffé de banalités, dont : « Sourire et dire bonjour aux personnes issues de la diversité pour les inclure dans notre quotidien. » Dans cette même veine, une mosaïque historique dépeignant Samuel de Champlain à la fondation de la ville a également été cachée à l’hôtel de ville, car jugée offensante pour les peuples autochtones. Ironiquement, cela reproduit le scénario du film Testament, de Denys Arcand, qui se veut une satire de la cancel culture contemporaine.
Naturellement, l’enjeu hyper polarisant du tramway de Québec s’inscrit dans le même courant. Adulé par les commentateurs montréalais, mais rejeté par la majorité des citoyens de Québec, le projet de transport en commun du maire Marchand est devenu le fer de lance de ceux qui souhaitent la « métropolisation » de la vieille capitale en luttant contre l’usage de l’automobile. Nappé d’un vernis écologique, ce projet de plus de dix milliards de dollars représente l’acharnement idéologique d’un maire qui souhaite profondément changer la ville qu’il dirige, souvent contre l’avis des citoyens.
L’immigration, nouveau cheval de bataille
Parmi les grandes villes canadiennes, Québec a également la particularité d’être celle où l’immigration fut historiquement la plus faible. Comme le veut l’expression, Québec est « un gros village » où la plupart des gens se connaissent et se sont côtoyés à l’école ou dans des associations, malgré sa taille de plus de 500 000 habitants. Comme le soulignaient les professeurs Pierre Fortin et Mario Polèse dans Policy Options, alors que de nombreuses grandes villes sont en déficit de capital social, Québec s’illustre par le faible niveau de criminalité et d’inégalités, ainsi que par un fort dynamisme économique, le tout produit d’une ville « tissée serrée ». Encore récemment, Québec incarnait une « autre manière » d’être une grande ville, contre la densification outrancière, la lutte à l’auto et une croissance fondée avant tout sur l’immigration.
C’était sans compter la nouvelle croisade de Bruno Marchand, qui s’est révélé cet automne comme l’un des plus farouches opposants aux restrictions imposées par le gouvernement du Québec en immigration. Au moment où la majorité des acteurs politiques, incluant les libéraux de Mark Carney, reconnaissent que les politiques migratoires sont allées trop loin au cours des dernières années, le maire de Québec continue de ramer dans la direction opposée. Montant au créneau comme s’il était chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, il n’a cessé d’interpeller le gouvernement Legault pour que les travailleurs temporaires dont le permis est échu ne soient pas contraints de quitter le pays. Il y a quelques jours, dans les pages du Globe and Mail, il se réjouissait que la démographie de sa ville change drastiquement à la suite d’une hausse de 57 % de sa population immigrée depuis 2016.
Pourtant, pendant qu’il célèbre, Québec est en route pour avoir la plus forte croissance démographique de toute la province d’ici 2050, et cela n’est pas sans conséquences. Alors que la hausse fulgurante du prix des propriétés semble quelque peu ralentir, elle se poursuit de plus belle à Québec, qui s’inscrivait, au début de l’an dernier, comme la ville du Québec où le prix des maisons augmentait le plus vite, deux fois plus qu’à Montréal. La situation est telle que la municipalité organise désormais une loterie pour distribuer les prêts sans intérêt de son programme d’accès à la propriété, pour lequel les demandes ont explosé. Québec, la ville familiale par excellence, rejoint désormais les autres grandes villes où il est de plus en plus difficile de se loger.
Une autre ville reste possible
Il semblerait donc que ce qui a longtemps fait la différence de la Ville de Québec soit à risque de s’effacer, pour faire place à la vision des grandes métropoles occidentales, qui misent sur la densification et une immigration incontrôlée pour produire des villes inabordables et en grave déficit de capital social. Nous osons pourtant croire que le rêve de la ville à échelle humaine et enracinée, de la maison unifamiliale et de l’automobile est encore partagé par énormément de gens, en particulier les jeunes qui souhaitent fonder une famille. [...]
Le succès de Québec, c'est d'être une ville tissée serrée et familiale. 🏡🚗
— Étienne-A Beauregard (@EABeauregard) February 12, 2026
Le débat sur le tramway et le 3e lien polarise autant, parce qu'il porte sur l'avenir de la ville. Métropole densifiée ou banlieue abordable? 🚋🌉
Avec @Ian_Senechal et @frankdedomiseur 🎙️ pic.twitter.com/Pkz4lWXkub
La lente débâcle du capitalisme progressiste ?
Ce basculement résulte principalement de l'activisme des millennials et générations Y et Z, nés après les années 1980, biberonnés aux réseaux sociaux et éduqués par des enseignants politisés. Ces « consomm'acteurs » n'achètent plus seulement un produit pour ses qualités, mais pour ce qu'il représente et les valeurs qu'il porte. En 2020, 69% des Français estimaient que le capitalisme faisait plus de mal que de bien. Ces nouveaux salariés ont importé ces exigences dans leurs entreprises, les contraignant à prendre position sur des causes dépassant leur activité, de Black Lives Matter à la lutte climatique.
L'abécédaire du progressisme : DEI, RSE, ESG
Pour répondre à ces attentes, un vocabulaire spécifique s'est développé. La DEI incarne la dimension « ressources humaines » avec quotas d'embauche, formations aux biais inconscients et promotion systématique de la diversité. La RSE correspond à l'engagement éthique des entreprises, évalué selon les critères ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) utilisés par les investisseurs. S'y ajoutent de nombreux labels : B Corp, ISR, Great Place to Work, Engagé RSE, Positive Company.
Le problème majeur : ces critères visent davantage la communication que l'application réelle. La Poste avait reçu la meilleure note RSE jamais attribuée par Vigéo Eiris pour 2019, alors qu'Envoyé spécial révélait simultanément une vague de suicides chez ses salariés. En 2021, Orpea affichait d'excellents résultats RSE ; l'année suivante, « Les Fossoyeurs » exposait la maltraitance massive dans ses Ehpad. En réalité, le progressisme est surtout une affaire financière : la multiplication des normes et labels a créé toute une industrie de conseil dont les acteurs s'intéressent souvent moins aux effets concrets qu'aux prestations facturables.
La fin de la récréation
La fête s'achève. En France, Emmanuel Faber, PDG de Danone, fut débarqué en 2021 après avoir inscrit une « raison d'être » dans les statuts de l'entreprise, victime de résultats financiers décevants. Les actionnaires pardonnent rarement les contre-performances. Le coût prohibitif de la mise en conformité pousse les entreprises à revenir aux fondamentaux économiques.
Aux États-Unis, la contre-offensive anti-woke s'intensifie depuis le retour de Donald Trump. Interdiction des programmes DEI dans l'administration, sanctions contre les universités... Les grands patrons de la Silicon Valley, pourtant creuset du progressisme, ont changé de posture pour éviter les procédures judiciaires. En 2023, 65% des dirigeants américains faisaient de la DEI une priorité personnelle selon Deloitte/Fortune, une chute d'un tiers par rapport à 2020. L'édition 2025 de l'étude n'en parle même plus.
L'effondrement du conseil en RSE
Après 24% de croissance annuelle entre 2018 et 2024, le secteur du conseil en RSE a connu en 2025 sa pire année. Les cabinets surfaient sur l'accumulation ininterrompue de normes européennes. En 2012, une directive impose aux grands groupes un rapport sur leur consommation énergétique. Elle est remplacée en 2014 par la NFRD exigeant un rapport annuel sur les pratiques environnementales et sociales. En 2022, la CSRD prend le relais avec des règles encore plus contraignantes : 1102 points de données, pour un coût estimé à 3,6 milliards d'euros annuels pour l'ensemble des entreprises européennes. Pour une ETI française, la conformité coûtait 800 000 euros sur deux ans.
Ce maquis expliquait l'activité incessante des cabinets de conseil. « Dans certains cabinets, les commerciaux avaient pris l'habitude des appels entrants. C'étaient les clients qui les démarchaient », rapporte Valérie Ader de Colombus Consulting. Il aura fallu un rapport de 400 pages de Mario Draghi pour que Bruxelles prenne conscience de ses excès. Le 26 février 2025, la Commission européenne rétropédale, réduisant le champ d'application de la CSRD pour dispenser 90% des entreprises concernées et diminuant le nombre d'éléments à fournir.
La disparition du caractère obligatoire a poussé beaucoup d'entreprises à repousser la mise en œuvre. Le retournement a été brutal : plans sociaux, cabinets acculés à fusionner, salariés incités à devenir free-lance. Mais la RSE ne disparaîtra pas complètement. Implantée dans tous les métiers (achats, logistique, finance, RH), elle crée un effet de cascade : les grandes entreprises imposent leurs règles aux sous-traitants, souvent des PME qui risquent de perdre leurs clients sans conformité. Une entreprise textile a ainsi perdu un énorme marché avec Air France, La Poste et la SNCF faute de pouvoir tracer son coton. Le legs de la CSRD n'est pas une révolution écologique, mais un système de contraintes en cascade survivant à sa propre simplification.
La grande débâcle du capitalisme progressiste
« Go woke, go broke » (progressisme radical, krach fatal) : le slogan s'est réalisé. Boeing, Mattel, IBM, Caterpillar, John Deere, Pepsi, Lockheed Martin, GM, Paramount et McDonald's ont revu ou renoncé à leurs politiques DEI, sous la pression d'un mouvement conservateur soutenu par Trump. La réélection républicaine de 2024 a stoppé cette dérive idéologique essaimée après le meurtre de George Floyd en 2020.
Suppression des quotas antiracistes, réduction des effectifs dédiés à l'inclusion, fin des collaborations avec les groupes LGBTQIA+... De l'automobile (Ford, Harley-Davidson) à la distribution (Walmart, Target), en passant par la tech (Meta, Google, Amazon) et Wall Street (Goldman Sachs, Citigroup), beaucoup ont rétropédalé. Bank of America avait lancé un programme fondé sur la théorie critique de la race, déplorant la « suprématie blanche » et demandant aux salariés blancs de « décoloniser leur esprit ». Elle a fait marche arrière, comme Blackrock, suite au décret présidentiel bannissant les programmes DEI fédéraux.
Disney illustre parfaitement le naufrage. Le groupe a créé « Réimaginer l'avenir », priant ses employés de « prendre en main leur éducation sur le racisme structurel anti-noirs ». Une dirigeante, « mère de deux enfants queers », a promis 50% de personnages issus des minorités. Formule d'accueil traditionnelle bannie, classiques (Peter Pan, Dumbo) précédés d'avertissements pour racisme, bides des remakes woke (La Petite Sirène, Blanche-Neige)... Cinquième marque la plus aimée en 2019, Disney est tombée à la 76e place en 2025 selon Axios Harris. Les termes « diversité » et « DEI » ont disparu de ses rapports annuels. « Le job de Disney, c'est de divertir, pas de faire de la politique », a reconnu son PDG Bob Iger.
En 2023, Budweiser a recruté l'influenceuse transgenre Dylan Mulvaney pour Bud Light. Le boycott fut immédiat : 5 milliards de pertes en Bourse, effondrement des ventes, mise en congé de la vice-présidente marketing. Leader pendant vingt ans, Bud Light est tombée troisième place derrière une bière mexicaine.
Ce revirement découle aussi de la décision de la Cour suprême en 2023 d'abolir la discrimination pro « minorités » universitaire. Des activistes de droite mènent depuis une guérilla judiciaire contre la DEI. Robby Starbuck, réalisateur devenu croisé conservateur, a fait trembler Harley-Davidson, Ford et Jack Daniel's, avant d'être embauché par Meta pour corriger les « biais idéologiques » de son IA.
Malgré les pressions, Apple, Costco, Levi's, Delta Air Lines et Microsoft refusent de reculer. Les entreprises dépensent toujours 8 milliards de dollars annuels en formations DEI selon Harvard Kennedy School, bien que 57% des Américains plébiscitent leur neutralité politique selon Ipsos. À contre-courant, la campagne d'American Eagle avec Sydney Sweeney jouant sur l'homophonie « genes/jeans » a rencontré un succès planétaire. Les affaire sont les affaires.
mercredi 11 février 2026
Tuerie dans une école en Colombie-Britannique, le meurtrier serait un garçon qui se disait fille
La personne soupçonnée d’être à l’origine de la tuerie de masse à Tumbler Ridge aurait tué sa mère et son (demi-)frère avant de se rendre dans son ancienne école secondaire. Jusqu’à maintenant, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) n’a pas précisé ce qui a motivé ce geste.
La personne soupçonnée d’avoir provoqué la tuerie de masse serait Jesse Van Rootselaar, 18 ans. Il s’agit d’une personne née homme et qui aurait débuté sa transition il y a 6 ans et qui s’identifiait comme femme, d’après la GRC. Jesse aurait abandonné l'école il y a 4 ans.
Selon un membre de la famille contacté par La Presse, Jesse Van Rootselaar aurait tué sa mère, Jennifer Strang, et son petit frère. Dwayne McDonald de la Gendarmerie royale a indiqué qu'il pourrait s'agir de son demi-frère. Jesse se serait ensuite rendu à son ancienne école secondaire, abattant six autres personnes et faisant environ 25 blessés dont deux graves, avant de se donner la mort.
Jesse Van Rootselaar, 18 ans, aurait eu des problèmes de santé mentale, selon la GRC. La police était intervenue plusieurs fois au domicile de la famille, notamment pour des problèmes de santé mentale et pour saisir des armes à feu. Le commissaire adjoint Dwayne McDonald, commandant de la GRC en Colombie-Britannique, a déclaré que la dernière visite remontait au printemps dernier et était liée à des problèmes de santé mentale et à des préoccupations liées aux armes à feu.
« Sa mère a essayé pendant des années de lui faire obtenir une aide psychologique, en l’emmenant à plusieurs reprises dans des services psychiatriques », a précisé ce membre de la famille à La Presse.
Jennifer Strang partageait sur ses réseaux sociaux des publications mettant en avant des armes à feu, ainsi que des messages dénonçant la transphobie.
Tôt ce matin déjà, l’identité du tueur était révélée avec le nom de famille de sa mère sur les réseaux sociaux, alors que la police et les médias de grand chemin gardaient le silence jusqu'à environ 15 h.
🚨Another Trans Mass Shooter Emerges in Canada 🏳️⚧️
— J Stewart (@triffic_stuff_) February 11, 2026
Jesse Strang, a 17-year-old transgender individual, has been identified as the shooter in the deadly attack at Tumbler Ridge Secondary School in Canada. This biological male began identifying as a girl around 2023 and killed 10… pic.twitter.com/NbrHMKPt2k
Le père biologique rejeté par la famille de la mère
Justin Van Rootselaar, qui s'est présenté comme le père biologique du tireur de l'école de Tumbler Ridge, a déclaré à Juno News que son fils, Jesse Strang, n'avait jamais porté le nom de « Van Rootselaar ». Il exige que la GRC clarifie l'identité du tireur à la suite de sa conférence de presse de mercredi.
La GRC a identifié le tireur de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, comme étant Jesse Van Rootselaar, un homme de 18 ans qui s'identifiait comme transgenre.
Justin Van Rootselaar s'est entretenu en exclusivité avec Juno News jeudi, affirmant que le passeport du tireur ne portait pas le nom de Van Rootselaar et contestant directement les déclarations de la GRC mercredi concernant l'identité du tireur.
« Je suis le père biologique, je me suis battu pour faire partie de leur vie, mais j'ai toujours été confronté à l'opposition de la famille Strang », a déclaré M. Van Rootselaar dans une déclaration écrite soumise à Juno News.
Voir aussi
Charlie Kirk, animateur de « Prouvez que j'ai tort », assassiné lors d'un débat en plein air à l'Université d'Utah Valley [motifs LGBTQ soupçonnés]
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| Robin Westman achète des armes peu avant le bain de sang |
Robin Westman, l'auteur de la fusillade dans une école de Minneapolis, a avoué qu'il était « fatigué d'être trans » : « J'aurais aimé ne jamais m'être lavé le cerveau ».
Certes, il voulait être une fille, mais il a fini par comprendre qu'il ne l'était pas : « Je sais simplement que je ne peux pas y arriver ».
Mais est-ce vrai ? « S'identifier » est très bien vu, jusqu'à ce que vous décidiez revenir sur cette identification et être ce que vous étiez à la naissance. Ainsi, au New York Times, à Radio-Canada, France Inter et ailleurs, M. Westman est une femme pour l'éternité.
Si j'étais journaliste dans le Minnesota, je serais curieux de savoir à quelles procédures irréversibles M. Westman s'est soumis, car il serait très dur pour n'importe quel jeune homme ou jeune femme de se rendre compte qu'il ou elle est désormais, disons, impuissant(e) à vie à cause d'une phase adolescente passagère. Les « soins qui affirment le genre » se révèlent finalement pas si affirmatifs ou positifs que ça.
Enfants élevés par des couples homos deux fois plus susceptibles d’être déprimés et obèses
Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide
Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels
mardi 10 février 2026
Le télétravail, remède inattendu à la crise démographique ?
Dans un monde occidental confronté à l'effondrement de sa natalité — 1,6 enfant par femme aux États-Unis en 2024, souvent moins encore en Europe et en Asie de l'Est —, les gouvernements multiplient les initiatives coûteuses : primes à la naissance, crèches subventionnées, congés parentaux allongés. Pourtant, une étude récente de l'université Stanford suggère qu'une mesure bien plus simple et économique pourrait inverser la tendance : laisser les salariés travailler de chez eux, ne serait-ce qu'un jour par semaine.
Publiée en août 2025 sous le titre « Work from Home and Fertility », cette recherche menée par l'économiste Nicholas Bloom et plusieurs co-auteurs s'appuie sur une vaste enquête internationale de plus de 19 000 travailleurs répartis dans 38 pays. Le constat est frappant : les couples où les deux conjoints télétravaillent au moins un jour par semaine affichent une fécondité totale supérieure — de l'ordre de 0,2 enfant supplémentaire par femme en moyenne dans l'échantillon mondial, et 0,18 aux États-Unis. Selon certaines projections intégrant les intentions de fécondité future, cet effet pourrait même atteindre 0,3 à 0,5 enfant par couple.
290 000 naissances américaines liées au télétravail en 2024
L'ampleur de l'impact dépasse les prévisions initiales. Aux États-Unis, l'essor du télétravail consécutif à la pandémie de COVID-19 expliquerait environ 290 000 naissances supplémentaires pour la seule année 2024 — soit près de 8 % des naissances totales enregistrées cette année-là. Sur l'ensemble de la période 2021-2025, les chercheurs estiment à 80 000 par an en moyenne le nombre de naissances attribuables à cette nouvelle organisation du travail.
Ces chiffres, qui peuvent paraître considérables, reposent sur une méthodologie rigoureuse. Les auteurs ont pris soin de contrôler les biais de sélection — par exemple en tenant compte du potentiel de télétravail propre à chaque métier avant la pandémie — afin d'isoler l'effet réel du travail à domicile de celui d'autres facteurs socio-économiques.
Ensuite, une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Le temps gagné sur les trajets — souvent plusieurs heures par semaine — peut être réalloué à la parentalité, au sommeil, au sport, ou tout simplement à la vie de couple. Les femmes ayant déjà des enfants expriment d'ailleurs dans les enquêtes un désir particulièrement marqué de télétravailler, signe que cette organisation répond à un besoin profond de flexibilité.
Une politique familiale par accident
L'étude ne prétend pas que le télétravail constitue une solution miracle à la crise démographique. Les freins structurels demeurent massifs : coût du logement prohibitif dans les grandes métropoles, précarité économique croissante, absence de services de garde d'enfants abordables et accessibles, évolution des aspirations individuelles. Mais elle suggère qu'un modèle de travail hybride généralisé — entre un et trois jours à domicile par semaine — pourrait représenter l'une des politiques natalistes les plus efficaces… et les moins coûteuses pour les États.
Pourtant, depuis 2023, de nombreuses entreprises — notamment dans les secteurs technologique et financier — ont entrepris de forcer le retour au bureau à temps plein, invoquant pêle-mêle la culture d'entreprise, la collaboration spontanée ou le contrôle managérial. Si l'étude de Stanford se confirme, ces politiques de rappel pourraient constituer, presque par inadvertance, l'une des mesures anti-natalistes les plus discrètes jamais mises en œuvre.
Des résultats à confirmer, un débat à ouvrir
Comme toute étude observationnelle, celle-ci présente des limites. Malgré les contrôles statistiques, il reste difficile d'exclure totalement l'hypothèse selon laquelle les couples choisissant le télétravail possèdent déjà d'autres caractéristiques favorables à la parentalité : revenus plus élevés, stabilité professionnelle, niveau d'éducation, valeurs familiales. De plus, les projections sur les intentions futures de fécondité — qui font grimper l'effet estimé à 0,3 ou 0,5 enfant — demeurent fragiles : vouloir un enfant dans cinq ans ne garantit pas qu'on l'aura.
Enfin, le chiffre de 290 000 naissances attribuées au télétravail en 2024 aux États-Unis — soit 8 % du total — paraît considérable et mériterait d'être vérifié par des recherches indépendantes utilisant d'autres sources de données.
Reste que ces résultats, même s'ils nécessitent confirmation, ouvrent une piste de réflexion majeure. Ils rappellent que la natalité ne dépend pas seulement de transferts monétaires ou d'infrastructures publiques, mais aussi — peut-être surtout — de la qualité de vie quotidienne, du temps disponible, de la réduction du stress et de la possibilité de concilier ambitions professionnelles et désir d'enfants.
À l'heure où les démographes multiplient les scénarios catastrophes sur le vieillissement des populations occidentales, et où les gouvernements cherchent désespérément des leviers d'action, le télétravail offre une solution paradoxale : une des politiques familiales les plus efficaces pourrait bien être… de laisser les gens travailler chez eux.
Radicalisation croissante de la gauche (démocrate) américaine
En effet, une étude récente publiée dans la revue Nature Human Behaviour par Jaume Ojer, David Cárcamo, Romualdo Pastor-Satorras et Michele Starnini analyse l’évolution de la polarisation idéologique aux États-Unis à partir des données des American National Election Studies (ANES), une grande base d’enquêtes représentatives couvrant plusieurs décennies (1992 à 2020).
Plutôt que de se contenter des déclarations d’appartenance politique, les auteurs ont construit un espace idéologique multidimensionnel en intégrant des opinions sur des dizaines de questions sociales, économiques et politiques.
Plutôt que de s’en tenir à l’auto-identification politique des répondants (« plutôt de gauche » ou « plutôt de droite »), les chercheurs ont utilisé une méthode statistique appelée k-moyennes Concrètement, cet algorithme regroupe automatiquement les individus en ensembles homogènes à partir de leurs réponses. En fixant deux groupes (k = 2), l’un à dominante libérale/progressiste, l’autre conservatrice, ils ont pu mesurer l’évolution de la distance idéologique entre ces deux pôles.
Ils ont ainsi mesuré la distance idéologique entre différents groupes (par exemple, démocrates et républicains) dans cet espace.
Le constat est clair : l’écart entre les deux groupes s’est nettement accru depuis 1988. Mais ce mouvement est asymétrique. Le groupe de gauche s’est déplacé de façon marquée vers des positions plus progressistes sur les questions sociétales (environ 31,5 % de déplacement selon les estimations). Le groupe de droite, en revanche, est resté relativement stable, avec un déplacement beaucoup plus limité (environ 2,8 %).
Autrement dit, la polarisation ne résulte pas d’un double mouvement symétrique vers les extrêmes. Elle tient surtout à un déplacement du centre de gravité de la gauche. Cela éclaire le sentiment, chez certains électeurs qui se percevaient naguère comme modérés — voire de centre gauche —, d’être aujourd’hui catalogués comme « très à droite » : moins qu’un changement personnel, c’est un glissement des repères collectifs.
Les résultats montrent que, sur les trente dernières années, la distance idéologique entre électeurs démocrates et républicains a effectivement augmenté, car les deux camps se sont éloignés du centre, mais à des rythmes différents. Ce sont surtout les électeurs démocrates qui se sont déplacés sur des positions plus progressistes sur un ensemble de sujets (notamment les droits des minorités), tandis que les républicains ont bougé beaucoup moins.
L’étude souligne aussi que la polarisation ne se résume pas à un tri partisan plus net (partisan sorting), mais reflète une réelle divergence des opinions entre les groupes, mesurée sur des dizaines de dimensions d’opinion.
En clair : la polarisation idéologique mesurée dans cette recherche n’est pas simplement due à un glissement symétrique vers les extrêmes, mais plutôt à un déplacement plus marqué vers la gauche des électeurs démocrates, ce qui élargit l’écart avec ceux qui se situent à droite ou au centre.
Référence de l’étude : Ojer et al. (2025), “Charting multidimensional ideological polarization across demographic groups in the USA”, Nature Human Behaviour, DOI : 10.1038/s41562-025-02251-0
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lundi 9 février 2026
Canada — des milliards pour l’assurance maladie des soi-disants « réfugiés »
Les personnes qui demandent l’asile au Canada reçoivent à leur arrivée au pays un «document d’identité du demandeur d’asile» surnommé poétiquement «papier brun» (à cause de sa couleur).
Ce formulaire leur donne accès à tout type de service de santé, sans distinction, dans le cadre du «Programme fédéral de santé intérimaire» (PFSI). Outre les soins de base, ils peuvent par exemple bénéficier de services dentaires urgents, de soutien psychologique et obtenir des médicaments sur ordonnance sans avoir à débourser quoi que ce soit.
Il n’y a pas si longtemps, les coûts de ce programme étaient somme toute assez raisonnables.
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| En 2023, des centaines de personnes ont demandé à l'asile à l'aéroport Pearson, puis se sont retrouvées dans des églises de la région, dans des refuges municipaux ou dans la rue. |
Mais l’augmentation fulgurante du nombre de demandeurs d’asile et de réfugiés a radicalement changé la donne. Les remboursements frôlaient l’an dernier les 824 M$ (+1142%), pour 404 387 bénéficiaires (+379%), soit 2037$ par personne (+159%)!
Difficile à gérer
Naturellement, le programme est devenu par le fait même beaucoup plus lourd et difficile à gérer pour le gouvernement.
À preuve, les frais de gestion du PFSI n’ont cessé d’augmenter pendant cette même période, passant de 293 465$ à plus de 2 M$.
Suivant la même tendance, les coûts associés au traitement des réclamations ont atteint 32,9 M$ l’an dernier, alors qu’ils étaient de 3,7 M$ il y a dix ans.
Point de bascule
C’était devenu trop cher, même pour le gouvernement libéral, ce qui n’est pas peu dire.
Le lendemain de la publication de ces chiffres dans un document déposé à la Chambre des communes à la fin janvier, le ministère de l’Immigration a discrètement annoncé les modalités du nouveau système de «copaiement» dont la mise en place a été prévue dans son dernier budget.
À compter du mois de mai, les bénéficiaires du PFSI devront payer 4$ pour chaque médicament «délivré ou renouvelé» grâce à leur papier brun. Ils devront aussi payer 30% du coût des «services de santé supplémentaires admissibles», comme les soins dentaires, ophtalmologiques, le soutien psychologique et les appareils fonctionnels.
Les soins médicaux de base continueront d’être couverts en totalité.
Évolution des coûts du programme d’assurance maladie des demandeurs d’asile
2016–2017: 66,3 M$
2017-2018: 95 M$
2018-2019: 136,4 M$
2019-2020: 198,9 M$
2020-2021: 198,2 M$
2021-2022: 256,5 M$
2022-2023: 344,9 M$
2023-2024: 541,4 M$
2024-2025: 823,9 M$
Total 2016-2025: 2,6 G$
Étude Ifop — Les adolescents français se droitisent, avec un rôle nuancé des jeunes issus de l’immigration
François Kraus, directeur du pôle Politique/Actualités à l’Ifop et auteur de l’étude, précise qu’il ne
s’agit pas d’une explosion soudaine vers la droite, mais surtout d’un recul marqué du sentiment d’appartenance à la gauche. « Les
jeunes qui se situent à gauche restent à peu près au même niveau numérique, mais ceux qui se déclarent explicitement de gauche sont de
moins en moins nombreux », explique-t-il. Une lycéenne interrogée résume ce désintérêt : « On ne se retrouve plus dans ce paysage
politique qui a tendance à vieillir. »
Cette évolution est très genrée : les garçons portent l’essentiel de la
droitisation (64 % à droite contre 36 % à gauche), tandis que les filles restent majoritairement à gauche (53 %). Cet écart de 28
points témoigne d’une polarisation précoce par le genre, bien avant l’entrée dans l’enseignement supérieur.
Sur le plan des valeurs, les 15-17 ans combinent un libéralisme sociétal (plus progressistes que leurs
aînés sur l’IVG et l’homosexualité) avec un conservatisme marqué sur d’autres sujets : 58 % jugent « inacceptable » la critique des
religions. Leurs principales peurs pour l’avenir restent concrètes : la guerre et l’insécurité dominent largement.
L’étude met aussi en évidence une montée forte de l’individualisme : désintérêt pour les partis traditionnels, indifférence aux
clivages idéologiques classiques, recentrage sur la sphère privée (famille, amitié, argent). Le refus du sacrifice collectif
s’accentue : seuls 23 % des adolescents se disent prêts à risquer leur vie pour défendre la France en cas d’invasion (contre 41 % en
1984). Cette proportion chute à 5 % chez les jeunes d’extrême gauche.
Le rôle des jeunes musulmans et des enfants d’immigration : conservatisme culturel vs faible attachement national
L’étude n’offre pas de croisement direct entre origine immigrée et positionnement gauche/droite, mais elle utilise la religion comme indicateur indirect, notamment pour les jeunes musulmans (souvent issus de l’immigration maghrébine ou subsaharienne). Ceux-ci influencent la tendance globale de manière ambivalente.
D’un côté, ils renforcent un conservatisme culturel qui alimente certains aspects de la droitisation (valeurs d’ordre, respect des traditions, rejet de certaines évolutions sociétales) :
- 92 % des jeunes musulmans jugent inacceptable la critique des religions (contre 58 % pour l’ensemble et 76 % chez les catholiques pratiquants).
- Sur les droits LGBT : 49 % considèrent les relations homosexuelles inacceptables (contre 7 % chez les sans-religion), et 57 % rejettent le changement de genre (contre 21 % chez les sans-religion).
D’un autre côté, les jeunes musulmans affichent un faible attachement national qui pourrait contrebalancer ou limiter la droitisation sur les aspects patriotiques et identitaires :
Seulement 13 % se disent prêts à défendre la France militairement (contre 23 % pour l’ensemble des adolescents), un chiffre proche de celui des extrême-gauche (5 %).
Ce détachement (lié à des facteurs socio-économiques, discriminatoires ou culturels) s’aligne plutôt sur des positions internationalistes ou de gauche traditionnelle, même si le conservatisme religieux les éloigne des valeurs sociétales de la gauche contemporaine.
Pour les autres enfants d’immigration non musulmans (par exemple d’origine subsaharienne chrétienne ou d’Asie), l’étude ne fournit pas de données spécifiques. Les clivages observés sont davantage religieux et socio-économiques que strictement ethniques.
En résumé, la « Bof génération » (comme la surnomme l’Ifop) se caractérise par une droitisation globale portée surtout par les garçons, un individualisme croissant et des inquiétudes sécuritaires.
Les enfants d’immigration, via le prisme musulman, accentuent le conservatisme culturel (renforçant indirectement certains marqueurs droitiers), mais leur faible patriotisme freine potentiellement les glissements nationalistes. L’étude souligne ainsi une jeunesse fragmentée, où genre, religion et classe sociale redessinent les clivages plus que jamais.
dimanche 8 février 2026
Chine — de moins en moins de candidats à la maîtrise, de plus en plus au concours de la fonction publique
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| Les candidats font la queue au centre d'examen de l'université forestière de Nanjing pour passer l'épreuve écrite du concours de la fonction publique. |
Les choix des jeunes diplômés chinois évoluent nettement. Entre 2023 et 2026, le nombre d’inscrits aux concours d’entrée en maîtrise est passé de 4,7 à 3,4 millions. À l’inverse, les candidatures au concours national de la fonction publique ont plus que doublé entre 2021 et 2026, atteignant 3,7 millions, un record. Pour la première fois, ce concours attire davantage que les études de maîtrise.
La maîtrise permet en théorie d’améliorer son capital humain tout en retardant l’entrée sur le marché du travail. La fonction publique, elle, offre un avantage immédiat : la stabilité de l’emploi. Stella Zhou, 24 ans, a suivi trois mois de préparation intensive, de 9 heures à 21 heures, en enchaînant des milliers de questions d’entraînement. La concurrence est toutefois féroce : environ 20 % des candidats sont admis en maîtrise, contre à peine 1 % pour la fonction publique nationale, où 38 000 postes sont proposés. Beaucoup tentent aussi des concours provinciaux ou municipaux en solution de repli.
Cette ruée vers la sécurité s’explique par la morosité du marché du travail. Après un stage dans une petite entreprise où les salaires étaient versés en retard, Mme Ma, étudiante en droit, a décidé de viser l’administration, comme 80 % de sa promotion. Autrefois jugés monotones en période de forte croissance, les emplois publics sont aujourd’hui prisés. Mme Zhou a même refusé une offre annuelle de 300 000 yuans (43 000 dollars) chez JD.com pour tenter sa chance dans la fonction publique. La certitude l’emporte sur la rémunération.
Pendant la politique « zéro covid » (2020-2022), de nombreux étudiants s’étaient réfugiés en maîtrise pour différer leur recherche d’emploi. Mais les rendements de ces études semblent diminuer : au printemps 2024, 44,4 % des diplômés de maîtrise avaient reçu une offre d’emploi, soit légèrement moins que les titulaires d’une licence et nettement moins que les diplômés de filières professionnelles. Craignant une dégradation supplémentaire du marché du travail, beaucoup préfèrent affronter dès maintenant la concurrence.
La baisse d’intérêt pour les maîtrises et l’attrait croissant pour la fonction publique sont ainsi les deux faces d’une même réalité : une économie (relativement) affaiblie.
Voir aussi
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